Benoît Cauvin

Dr Ashoka

ashoka

 Lui : Agé de 38 ans, très élégant, il est le premier médecin ayurvédique que j’ai croisé pendant ce voyage. Il s’est spécialisé dans l’orthopédie infantile et la rhumatologie. Il soigne presque exclusivement les locaux, parfois les touristes qui arrivent dans sa clinique par bouche à oreille. Il utilise, ses huiles puissantes, ses mains et son « moussissala ».

Où : A sa clinique dans la banlieue de Colombo puis dans l’hôpital ayurvédique de Meegoda à une heure de Bus de Colombo (parfois 3..) tous les mardis à partir de 2 heures du matin, l’heure à laquelle il commence sa journée.

Clientèle : A l’hôpital, il soigne beaucoup d’enfants et d’adolescents avec de grosses déformations du dos (scolioses) ou des membres. Certains sont paralysés. Il soigne également les adultes pour des douleurs dans le dos et la nuque (lombalgie chronique, aigue, sciatiaque, cervicalgies, NCB, migraines …). Il peut voir jusqu’à cent patients par jour et dort 4 heures par nuit.

Pratique : Il a une approche très mécaniste du corps humain, mettant un peu de côté une partie de la philosophie de l’ayurvéda. Il masse et cherche les zones raides et sensibles. Il insiste pour libérer ces points, que ce soit dans la colonne ou les membres, dans les articulations ou les fasciae. Ses massages peuvent parfois être douloureux. Les enfants se débattent un peu  quand il appuie sur la zone sensible. Ils ne durent jamais plus de 10 ou 15 minutes et sont renouvelés très régulièrement (tous les jours ou une à deux fois par semaine selon les besoins). Il utilise son Moussissala pour plusieurs raisons : réajuster une « dislocation », c’est à dire une sub-luxation ou bien travailler les zones raides et décorder comme peuvent le faire certains kinés belges avec leur crochets.

Son toucher est juste et pertinent et sa main expérimentée trouve très rapidement les zones problématiques.

Echange : j’ai pu après quelques rounds d’observation de sa part lui montrer ma façon de travailler puis prendre en charge ses patients devant lui et les manipuler, d’abord les adultes puis les enfants. Un véritable échange s’est instauré. « Comment tu fais ça? pourquoi tu le fais? ». Chacun faisant sa recherche de diagnostic que l’on comparait par la suite. Il m’a même proposé de venir travailler avec lui, se plaignant d’avoir trop de travail…

Retrouvez le Dr Ashoka dans les articles et vidéos : « Enquête à Colombo » et  « Dispensaire »

 

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